INTRODUCTION – D’où viennent les taches pigmentaires ? Une histoire de lumière, de cellules et de mémoire cutanée
Une tache pigmentaire apparaît lorsqu’un foyer de peau concentre davantage de mélanine que les zones voisines. Cette accumulation n’est jamais le fruit du hasard : elle résulte d’une série de dérèglements subtils mais persistants.
Le soleil : premier architecte des taches
À chaque exposition, les UV stimulent les mélanocytes, véritables gardiens de la peau, chargés de produire la mélanine pour protéger l’ADN des cellules.
À force de stimulations répétées au fil des années, ce mécanisme de défense se dérègle : certains mélanocytes deviennent hypersensibles, produisent plus que les autres, ou réagissent de manière anarchique.
→ Une tache naît.
Mélanocytes hyperactifs : quand les cellules se rebellent
Sous l’influence du soleil, des hormones ou d’une inflammation, certains mélanocytes se multiplient ou augmentent de volume, comme s’ils « montaient le son » de leur propre activité.
→ La peau se pigmente de manière inégale.
Mélanine en surface ou en profondeur
La mélanine peut :
- rester confinée dans l’épiderme → taches superficielles, plus faciles à traiter ;
- descendre dans le derme → pigment piégé dans des macrophages, donnant des taches plus rebelles.
Le renouvellement de la peau perd son efficacité
Avec l’âge, le cycle naturel d’élimination des cellules pigmentées ralentit.
Résultat : la mélanine s’accumule plus vite qu’elle ne disparaît.
Les facteurs amplificateurs
Hormones, pollution, frottements, inflammation cutanée, certains parfums et médicaments… tous peuvent renforcer l’installation des taches.
Illustration : formation des taches brunes

TECHNIQUE – Comment les lasers pigmentaires effacent-ils les taches ?
Les lasers pigmentaires agissent selon un principe d’une grande finesse : la photo-acoustique. Ils délivrent une énergie si brève et si intense qu’elle fragmente les grains de mélanine en particules microscopiques.
Une fragmentation ultra-précise du pigment
Le faisceau laser cible exclusivement la mélanine, sans léser les structures environnantes.
Chaque impulsion pulvérise le pigment en poussières invisibles à l’œil nu.
L’intervention des macrophages : le « service de nettoyage » de la peau
Une fois brisée, la mélanine devient la proie des macrophages, cellules immunitaires spécialisées dans l’élimination des débris.
Elles englobent, digèrent ou transportent ces fragments comme elles le feraient pour une écharde ou un micro-hématome.
Drainage et élimination progressive
Les macrophages migrent ensuite vers le réseau lymphatique, entraînant avec eux les micro-particules de mélanine.
C’est un travail lent mais continu, d’où l’amélioration progressive du teint pendant plusieurs semaines après la séance.
Persistance transitoire des macrophages pigmentés
Certains macrophages « chargés » peuvent survivre plusieurs semaines dans le derme.
Ils finissent par digérer les fragments ou les transmettre à d’autres cellules immunitaires.
→ La tache s’éclaircit encore au fil du temps.
Schéma simplifié : action du laser Q-switched sur les taches brunes

IMPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES – Pourquoi certaines taches reviennent-elles malgré le laser ?
Il existe une raison biologique profonde à cette tendance aux récidives : la peau n’oublie jamais vraiment.
La « mémoire mélanocytaire »
Un mélanocyte qui a été suractivé le reste souvent.
Le moindre UV suffit à relancer une surproduction de mélanine.
→ Les zones anciennement tachées redeviennent rapidement foncées.
La réactivation solaire
Une exposition même courte peut relancer l’hyperpigmentation… parfois avant même que la peau environnante ne brunisse.
Pigment résiduel en profondeur
Certaines taches comportent une composante dermique : une partie du pigment logée dans le derme peut réapparaître.
Le cercle vicieux inflammation → pigmentation
Inflammation (acné, eczéma, frottement) + soleil = hyperpigmentation post-inflammatoire persistante.
Le rôle sous-estimé de la lumière visible
Même sans soleil direct, la lumière bleue stimule la mélanine.
→ D’où l’importance cruciale d’une photoprotection quotidienne, été comme hiver.
DÉROULEMENT DU TRAITEMENT – Comment se passe une séance de laser Q-Switched au cabinet du Dr Molinari ?
Le laser Q-Switched, référence mondiale pour le traitement des lentigos, agit en nanosecondes pour fragmenter le pigment sans agresser la peau.
Au cabinet du Dr Molinari à Paris 15e, le protocole est précis, rigoureux et parfaitement maîtrisé.
Une consultation préalable indispensable
Le Dr Molinari réalise :
- un examen minutieux de chaque tache,
- l’exclusion des lésions suspectes (qui ne doivent JAMAIS être traitées au laser),
- l’évaluation du phototype, de l’historique solaire, des soins utilisés,
- la recherche de contre-indications : bronzage, grossesse, photosensibilisants, eczéma actif, mélasma.
Un protocole personnalisé est alors établi :
- longueur d’onde (532 ou 1064 nm),
- énergie,
- taille du spot,
- nombre de séances (souvent 1 à 2).
Préparation de la peau : pureté et protection
Le jour de la séance :
- peau parfaitement propre,
- absence de maquillage,
- lunettes de protection,
- documentation photo si souhaitée.
La sensation est brève, comparable à un petit claquement d’élastique.
Photo de lentigos (taches pigmentaires) facilement traitables avec le laser Q-switched

Réglages du laser : une précision d’orfèvre
Le Dr Molinari ajuste chaque paramètre :
- fluence,
- durée d’impulsion,
- longueur d’onde,
- diamètre du faisceau.
L’objectif : cibler la mélanine et rien d’autre.
La séance : courte, ciblée, efficace
Chaque impact produit :
- un picotement bref,
- un claquement audible,
- un blanchiment ou foncement immédiat de la tache.
Une séance complète dure entre 5 et 10 minutes selon le nombre de taches.
Suites immédiates : normales et attendues
- rougeur,
- œdème léger,
- blanchiment transitoire.
Ces effets disparaissent rapidement.
Jours suivants : l’évolution typique
- Jours 1 à 3 : la tache fonce, formant une fine croûte pigmentée.
- Jours 4 à 10 : desquamation douce.
- Jour 10 à 15 : éclaircissement visible.
Soins post-laser : essentiels pour éviter les récidives
- pas de soleil pendant 4 semaines,
- crème cicatrisante 48–72 h,
- SPF 50+ quotidien,
- éviter chaleur, sauna, hammam, sport intense, peelings et acides pendant 1 semaine.
Résultats : nets, rapides et harmonieux
- disparition nette des lentigos,
- teint plus uniforme et lumineux,
- amélioration visible dès la première séance,
- résultats durables si photoprotection adéquate.
Conclusion – Laser pigmentaire Paris 15e
Grâce à l’expertise du Dr Molinari et à la précision des lasers pigmentaires modernes, les taches brunes peuvent être traitées avec finesse, sécurité et efficacité.
Chaque protocole est conçu sur mesure, en tenant compte de la profondeur du pigment, de la sensibilité cutanée et du risque de récidive.